mardi 2 mai 2017

En route vers le Challenge AZ 2017

Plus qu'un mois avant le Challenge AZ 2017. Le temps a vite filé depuis l'année dernière où je m'étais très avancé pour ma première participation ! Et pour cause, j'avais quasiment terminé la rédaction de tous les articles... 

A l'époque, j'avais un boulevard, et toute ma généalogie pouvait me servir pour ce premier challenge. Pour ma deuxième édition, il fallait un peu innover. Alors j'ai cherché. J'avais quelques idées en travaillant sur mes notes de l'an dernier. Et puis j'ai procrastiné. Toute l'année. Si l'idée de publier de temps des articles sur ce blog m'a motivé, ça n'a pas duré très longtemps ! Jusqu'en novembre en fait... Et pourtant j'en ai des choses à raconter ! Des ancêtres singuliers, des branches émigrées, des trouvailles insolites... comme tout les généalogistes en somme. 

Mais le temps m'a manqué. Il faut dire que l'année a été chargée, professionnellement parlant. Et c'est encore loin d'être fini. Et les prochaines semaines s'annoncent tout aussi remplies. 

Il n'empêche, j'ai quand même envie d'essayer de participer au Challenge AZ cette année. Alors il me faut faire au plus "simple". Parler de ce que je connais le mieux dans ma généalogie. Un Challenge qui tournera autour d'une seule et même branche familiale sur laquelle je travaille depuis toujours. 

Et se mettre au boulot ! Trouver des thèmes pour chaque lettre. Et c'est pas évident ! 

Un sacré défi... Mais toujours aussi attrayant !

mardi 1 novembre 2016

Le sosa qui fait peur : #sosa666 ! Pierre BERTOUIN (mort en 1757)

Depuis quelques jours, je vois passer sur les réseaux sociaux le #sosa666, et Halloween c’est la bonne occasion pour moi d’évoquer en quelques lignes ce que je connais de cet  ancêtre.

D’abord, on m’a déjà reproché d’employer le terme sosa sans l’avoir expliqué... Pour résumer, on part du sujet dont on fait la généalogie, c’est le numéro 1. Son père est le 2 et sa mère le 3. Les grands-parents paternels sont les 4 et 5 et du côté maternel, ce sont les 6 et 7. On traduit donc la formule mathématique suivante :
Le numéro du père est le double de celui de l’enfant, la mère est le double + 1. Ainsi le sosa 13, c’est une fille, épouse du sosa 12 (13-1), mère du sosa 6 (12/2), grand-père maternel du sosa 1 !

Voilà comme ça c’est fait ! Alors reprenons l’histoire de mon effrayant sosa 666 ! Effrayant oui oui ! Et à plusieurs titres !


Frayeur 1 : l’erreur de date !


C’est une peur qui est récurrente pour les généalogistes... La faute de frappe ! En cherchant à documenter ce billet, je me suis rendu compte que mon ancêtre s’était marié en août et non en avril. Et c’est dans les archives de Saint-Gervais-sur-Roubion, dans la Drôme, pas très loin de Montélimar, qu’il faut chercher l’union de Pierre BERTOUIN avec Louise VACHON. Ils se sont mariés le 21 août 1703.
  
 
Source : AD26 

Frayeur 2 : le mariage non filiatif !


Bon, impossible de remonter plus haut dans l’ascendance, le mariage ne donne pas le nom des parents. C’est fréquent. Rageant. On devine juste que l’époux réside dans la commune voisine de Cléon d’Andran. Je n’ai pas trouvé de contrat de mariage qui pourrait permettre de remonter une génération supplémentaire, de façon certaine.  

Frayeur 3 : l’hérétique !


Pierre BERTOUIN fait partie de mes ancêtres protestants. Ils étaient nombreux dans cette région à cette époque à avoir embrassé la religion prétendue réformée, la RPR. D’ailleurs, lorsqu’il décède en 1757 à Montjoux, où la famille s’était établie au milieu des années 1720, le curé écrit que Pierre BERTOUIN est "mort sans avoir demandé les sacrements".


Source : AD26


Frayeur 4 : l’implexe !


Mon sosa 666 est aussi mon sosa 682. Et oui, on le retrouve à deux reprises dans mon ascendance. Schizophrène le Pierre BERTOUIN ? Pas du tout ! C’est la résultante d’un mariage entre cousins. Sa fille, mon sosa 333, Marie BERTOUIN s’était mariée avec Jean COURBIN. Ils avaient eu plusieurs enfants, dont Michel (sosa 166) et Pierre Jean (sosa 170). Et si on descend chaque branche on arrive jusqu’à mes arrière-arrière-grands-parents, Charles CAVET et Louise POUZET mariés en 1884. Ils étaient cousins issus d’issus de germains, ou plus simplement "petits cousins".


Voilà donc comment mon sosa 666 était un hérétique schizophrène né de parents que l’on ne connait pas (encore).  Parfait pour Halloween non ?!




mardi 27 septembre 2016

Des champs au château

Quand on fait des recherches généalogiques, on croise de temps à autres un nom à rallonge dans les tables décennales, ou sur les pierres tombales du cimetière du village. Et l’on se met parfois à rêver de la vie que vécurent les seigneurs locaux, les nobles, petits ou grands, qui côtoyaient, souvent de loin, le travail des champs de leurs voisins. Et quand on trouve un pont entre les deux sociétés, c’est que la Révolution française est passée par là !

C’est ainsi que nous nous trouvons à Gevrolles, situé en Côte d’Or, à la frontière avec la Haute-Marne et l’Aube.  C’est là que nait Anne MATHIEU en 1767, fille de Jean MATHIEU et Marie BERTRAND, descendante en droite ligne de notre Marcel.
  

Elle a à peine deux ans quand sa mère décède, fin 1768. Et son père réussit à faire élever socialement la lignée grâce aux mariages de ses enfants. Et grâce à l’activité locale du moment : les forges. Si l’aîné poursuivit la tradition familiale dans les champs, sa grande sœur Marie Françoise épouse à l’âge de 18 ans un maître souffletier de Montigny sur Aube. Quant à la petite Anne, elle se marie assez tard, elle avait 27 ans, avec Jean MAITRE, un cultivateur, qualifié aussi de marchand de bois, et de maître de forges. Il est natif de Cunfin, village voisin dans l’Aube, mais réside à Lignerolles, un peu plus au sud, toujours à frontière entre la Côte d’Or et la Haute-Marne.

Le couple n’a que trois enfants (et une nombreuse descendance), ce qui est assez peu, comparativement aux autres branches rencontrées à cette époque, comme par exemple la propre fratrie d’Anne MATHIEU, qui avait eu 18 neveux et nièces, enfants de sa sœur et de ses deux frères.





1.  
Joseph MAITRE (1795-1874), propriétaire, maître de forges, il fut maire de Villotte-sur-Ource. Il créa le Fourneau de Châtillon sur Seine, et fonda avec son demi-frère Bernard, son beau-frère Athanase Leblanc et son cousin le Maréchal Marmont la Société Bazille-Louis-Maître et Cie (en 1824), qui, avec la Société Bouguéret, Martenot et Cie, devint en 1862 la Compagnie des forges de Châtillon et Commentry.

Notable, il prend l’ascenseur social et épouse la fille du docteur de Châtillon-sur-Seine, Luce CLERY (1808-1889). Un fils Alphonse (1833-1860), qui mourut enseigne de vaisseau à Macao en Inde, et une fille Camille (1828-1895), mariée à Paris à un officier d’artillerie, Vicomte de Tryon, Gaston (1811-1858), Officier de la Légion d’Honneur, d’où Jeanne DE TRYON (1854-1951), épouse du Comte et Marquis de Beauvoir du Boscol, Raoul (1850-1933), lui aussi Officier de la Légion d’Honneur.



2.  
Rosalie MAITRE (1797-1876), d’abord mariée au maitre de forges Claude GAVET (1789-1824), elle épouse Hector BOURRU (1801-1870), notaire à Châtillon-sur-Seine. Parmi ses enfants, on note :
- Emilie GAVET (1818-1856) mariée à un notaire ; 
- Mélanie GAVET (1819-1861) mariée à un docteur en médecine ; 
- Auguste GAVET (1824-1881) qui fut agent de change et dont la fille unique Mathilde épousa l’écrivain d’art Henri BERALDI ; 


Portrait héliographique d'Henri Béraldi d'après un tableau de Jean Gigoux.

- et de son second mariage, Céline BOURRU (1829-1885) mariée à l'ingénieur Marcel ACLOQUE, chevalier de la Légion d’Honneur, dont la petite-fille Geneviève ACLOQUE fut la première femme diplômée de l’Ecole des Chartes.

 Geneviève Aclocque en 1913



3.
Victoire MAITRE (1799-1825), épouse de Joseph PÉTOT (1788-1861), figure locale lui aussi. Maître de forges, il fut maire de Voulaines et député de la Côte d’Or.

 Joseph PÉTOT (photo Jacques de Guillebon)


Le couple eut un fils qui mourut âgé de 3 semaines, et une fille Louise (1820-1877) qui épousa son cousin Joseph BOUGUÉRET (1812-1860), maitre de forges, maire de Sainte-Colombe-sur-Seine, d’où :
- d’abord Adèle BOUGUÉRET (1839-1862) mariée à un new-yorkais Théodore SCHIFF (1829-1904) et parents de Madeleine (1861-1870) ; 
- et Camille BOUGUÉRET (1850-1876) épouse d’un officier de marine, Charles NOCHÉ D'AULNAY (1850-1918), dont la fille Marie NOCHÉ D'AULNAY (1876-1961) était la femme de Lucien DE GUILLEBON (1871-1952), capitaine de frégate. Leur fils ainé Charles DE GUILLEBON était le commandant du cargo Grandcamp qui explosa en 1947 à Texas City.

mercredi 21 septembre 2016

De la Côte d’Or aux Antilles

Françoise LAMBELIN est le deuxième enfant de François et Anne FINET. Cette dernière descend de la famille BERTRAND par sa grand-mère paternelle, Nicole MICHAUT, elle-même petite-fille de Jeanne BERTRAND.



Née juste avant la Révolution, elle épouse en 1817 à Prusly un libraire de Dijon, Nicolas TUSSA. C’est là qu’ils vivent jusque dans les années 1830 avant de gagner Paris où Françoise décède le 17/02/1841. Ils habitent alors rue des Francs Bourgeois Saint Michel, selon l’inventaire des biens réalisé après le décès de Françoise le 07/04/1841 (Maître Gabriel Eloi Hochon).

Sur les 7 enfants du couple, tous nés à Dijon, 6 ont vécu à l’âge adulte, et parmi eux Louise Joséphine TUSSA.

Née en 1820 à Dijon, elle est le deuxième enfant de Nicolas TUSSA et Françoise LAMBELIN. Une très jolie jeune fille vraisemblablement. Elle fut le modèle du peintre Félix TRUTAT, que l’on dit être "La Femme nue".



D’après l’auteur dijonais Noël Clément-Janin, "Mlle TUSSA quitta les siens vers sa vingtième année, pour aller en Amérique d’où elle ne donna jamais de ses nouvelles".

Et on la retrouve en effet de l’autre côté de l’Atlantique, à Saint Pierre en Martinique, où elle donne naissance à une fille le 14 juillet 1850. Mais elle décède le 4 août suivant.



Marie Emilie est reconnue par son père quelques jours avant son propre mariage, en 1872. Elle décède, avec son mari, le 8 mai 1902 lors de l’éruption de la Montagne Pelée.

lundi 19 septembre 2016

La généalogie descendante de Marcel BERTRAND et Philiberte SAULCERET

Pendant un an et demi, je me suis attelé à retracer la descendance de ce couple de laboureurs du début du XVIIe siècle. Il semble qu’ils aient toujours vécu à Prusly sur Ource, près de Châtillon sur Seine, dans le Nord de la Côte d’Or.

J’avais déjà commencé à recenser les descendants de cette famille il y a quelques années, mais à l’époque je n’avais pas mesuré l’étendue potentielle des ramifications des branches. D’autant que de nouvelles archives en ligne ont été mises à disposition, me permettant d’agrandir considérablement le nombre de descendants. Sans compter sur les cousins qui font également leurs recherches et que je raccroche à la lignée.

Evidemment, ce qui est particulièrement remarquable quand on établit une généalogie descendante, c’est de voir les migrants, ceux qui se sont établis plus ou moins loin, et parfois très loin ! Bien sûr, on bute souvent sur le devenir d’un enfant. Une fois l’acte de baptême ou l’acte de naissance retrouvé, plus aucune trace de l’enfant... Est-il mort jeune, sans acte de sépulture (fréquent chez les protestants) ? Est-il mort jeune en nourrice dans un village voisin ? La petite dernière est-elle envoyée comme domestique à la grande ville ? Le quatrième fils est-il parti faire son compagnonnage à l’autre bout de la France ? Unetelle est elle devenue religieuse ? Quand ce n’est pas le développement du chemin de fer qui conduit un jeune homme à traverser les régions pour s’installer ailleurs. Bref, quand on ne trouve pas d’acte de mariage, la descendance s’arrête, pour rebondir parfois à plusieurs centaines de kilomètres.

J’ai donc voulu raconter ici le parcours de quelques individus qui se sont illustrés par leur originalité au fil de l’histoire. 

Source : Carte de Cassini. 82. [Tonnerre] (BNF)

jeudi 30 juin 2016

Z comme Zénobie BOURGEOIS

Charité bien ordonnée termine par soi-même


Il fallait bien que j’évoque à un moment mon patronyme, et j’ai choisi comme porte d’entrée, pour finir ce ChallengeAZ, mon couple de sosas 32 et 33 : les grands-parents de mon arrière-grand-père, Jules et Zénobie BOURGEOIS.

Retour en Lorraine, dans le secteur de Verdun, dans l’actuel département de la Meuse.

Source : Carte de Cassini. 110. [Verdun] (BNF)

C’est à Mangiennes qu’est née Marie Zénobie HABRANT. François, son père (1810-1887), exerçait la profession de maçon. Venu de Damvillers, il s’était installé dans ce village en épousant Marie Joseph GUILLEMIN (1813-1888), fille de Jean-Baptiste (1788-1870) et Marie Marguerite COLIN (1785-1869), un couple qui fut ma toute première grosse erreur d’homonymes, ces deux noms assez répandus dans la région m’ayant joué un mauvais tour.

Elle est nommée Marie Sénobie, avec un "S" lors de sa naissance.


Source : AD Meuse

Mais c’est bien avec un beau "Z" qu’elle signe son acte de mariage en 1861.

Source : AD Meuse

Son mari, François Jules BOURGEOIS était menuisier et vivait bien plus au nord-est : à Villers-la-Montagne, tout à côté de Longwy. Ensemble, ils ont eu 10 enfants qui ont tous vécu jusqu’à l’âge adulte. Parmi eux, Charles BOURGEOIS (1870-1929), le père de mon arrière-grand-père, ouvrier mineur avant de gagner la région parisienne où il vendait du poisson, après la Première Guerre Mondiale.

Zénobie est décédée le 08/05/1917 à Villers-la-Montagne.

Source : AM Villers-la-Montagne

Chez les BOURGEOIS, Jules (1828-1890) était le cinquième fils d’une fratrie de six, qui là aussi, ont tous fondé une famille. Eugène, Victor, Augustin, Jean-Louis, Jules et Alphonse tous nés à Avillers, étaient les fils de Dominique BOURGEOIS et Marie Thérèse MASSON. Et c’est l’acte de naissance du père qui m’a fait froncer le sourcil. On le trouve à Bouligny, toujours dans la Meuse, pas très loin de Mangiennes.


Source : AD Meuse

Le 30 décembre 1793, Marie Barbe BOURGEOIS a 25 ans quand elle donne naissance à Dominique. C’est sa tante, Magdelaine BOURGEOIS qui déclare la naissance. Cette dernière était en effet la sœur de Marie BOURGEOIS, mère naturelle de Marie Barbe. Deux générations d’enfants naturels donc.

Ce qui m’a vraiment intrigué dans cet acte de naissance, c’est la mention du père de Dominique, très clairement exprimée : François HUGET, soldat volontaire au service de la République, originaire de la commune de Landres. Etait-ce vraiment son nom ? Etait-ce un leurre ? Je n’ai jamais réussi à retrouver quoi que ce soit concernant ce soldat... Une énigme de plus dans ma généalogie donc !

mercredi 29 juin 2016

Y comme Yvonne ADVENARD

Au pays du sel


Et bien si j’avais une ancêtre avec un prénom qui commence par un Y ! Avec des aïeux bretons, une Yvonne était à redouter... C’est bien le cas avec Yvonne ADVENARD que l’on trouve entre Saint-Lyphard et Guérande, en Loire-Atlantique. Mais si c’est la Bretagne !

Source : Carte de Cassini. 159. [Belle-Île] (BNF)
Source : Carte de Cassini. 130. [Paimboeuf - Redon] (BNF)

Yvonne ADVENARD était mon sosa 103, c’est-à-dire l’arrière-grand-mère de mon arrière-grand-père. Sa famille est originaire de Saint-Lyphard, du moins j’arrive à remonter jusqu’à un mariage, non filiatif, de 1721 entre Louis ADVENARD et Guillemette MICHEL.

Source : AD Loire-Atlantique

Même si elle est née Ivonne avec un "i" selon l’officier d’état-civil de Saint-Lyphard, c’est bien avec un "y" qu’on l’écrit dans son acte de mariage et de décès. Elle ne signe cependant pas son acte de mariage de 1816 avec Maurice RICHEUX, natif de Guérande. Le couple s’installe au lieu dit de Bouzaire, assez proche du bourg de Saint-Lyphard, et finalement un peu éloigné de la cité médiévale de Guérande et des marais salants.

Source : AD Loire-Atlantique


Je ne connais pas grand-chose d’elle si ce n’est qu’elle était cultivatrice. Et de son mariage avec Maurice RICHEUX sont nés neuf enfants dont Jeanne, mon ancêtre, née en 1831 à Guérande et décédée en 1900 au Pouliguen.